Changements climatiques et allergies : trois choses à savoir

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Il n’y a pas que les environnementalistes qui sont contrariés par le réchauffement planétaire. Partout au pays, les personnes souffrant d’allergies ressentent de plus en plus les effets des changements climatiques, et l’on assiste à une intensification des symptômes d’allergies. Selon Michael Brauer, le plus grand spécialiste de l’incidence des changements climatiques sur la santé respiratoire du Canada, les symptômes d’allergies peuvent, dans bon nombre de cas, entraîner une baisse de productivité et des troubles du sommeil. Que se passe-t-il exactement? Comment les changements climatiques nuisent-ils à votre qualité de vie?

3 déclencheurs
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1. CHANGEMENTS CLIMATIQUES = PRODUCTION ACCRUE DE POLLENS ET SAISONS DES ALLERGIES PLUS LONGUES

Bien qu’un des passe-temps favoris des Canadiens soit de se plaindre des hivers trop longs, dans de nombreuses régions du pays, les printemps sont plus précoces et les automnes plus tardifs. Pour les personnes souffrant d’allergies, cela signifie une chose : un allongement des saisons polliniques. La saison du rhume des foins dure désormais jusqu’à un mois de plus et, dans certaines régions du Canada où les températures étaient autrefois trop froides pour permettre à l’herbe à poux de pousser, des cas ont été signalés pour la première fois.

2. CHANGEMENTS CLIMATIQUES = CHEVAUCHEMENT ACCRU DES SAISONS

Nous avons tendance à croire que les allergies déclenchées par les allergènes extérieurs surviennent durant trois saisons distinctes : au printemps (pollen d’arbres), à l’été (graminées en floraison) et à l’automne (herbe à poux). Mais comme des températures estivales sont enregistrées dès le mois d’avril dans certaines régions du pays, il y a un chevauchement accru des saisons, ce qui offre bien peu de répit aux personnes qui souhaitent un ralentissement de la production de pollens.

3. CHANGEMENTS CLIMATIQUES = PLUS DE CO² DANS L’AIR

En raison d’un taux de dioxyde de carbone plus élevé dans l’atmosphère, de nombreuses plantes, lesquelles absorbent le CO2 grâce à la photosynthèse, fleurissent, deviennent plus grosses et, donc, produisent plus de pollens. Toute cette activité tient les abeilles occupées, mais il se peut que les personnes souffrant d’allergies soient moins productives étant donné qu’elles sont aux prises avec des symptômes pouvant avoir une incidence négative sur leur qualité de vie.

Les changements climatiques continuent de modifier les conditions météorologiques, et les preuves laissent présager une prévalence accrue des allergies, ainsi qu’une augmentation des symptômes tels que la congestion, les éternuements, les démangeaisons des yeux et le larmoiement.

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